Pour commencer

Pourquoi ouvrir un blog ? Ou plutôt, comment expliquer que j’ouvre un blog ?
Voilà la question que je me pose depuis quelques jours tout en ayant les doigts qui démangent et le cerveau qui fuse.

Ah, le cerveau qui fuse: le cadeau et le fardeau de ma vie en même temps.

Une petite voix en moi me dit que c’est ridicule d’ouvrir un blog uniquement parce que j’estime que j’ai des choses à dire. Mais peut être qu’il faudrait justement ajouter à la liste des objectifs de ce blog la nécessité de faire taire cette petite voix.

Je vis actuellement une grande période de réflexions et questionnements qui heureusement aboutissent tout de même à certaines pensées, certaines idées, qui font des sprints dans mon cerveau. Et ça me démange, je veux échanger, je veux discuter, je veux exprimer.
Quoi de mieux que d’humblement m’exprimer derrière un écran, ayant ainsi tout le loisir de réfléchir des heures à mes mots contrairement aux moments où mon cerveau dans son mode Marathon m’aurait empêché de faire de vive-voix une phrase représentant fidèlement ma pensée.

« Se trouver dans un trou, au fond d’un trou, dans une solitude quasi totale et découvrir que seule l’écriture vous sauvera. »

Margueritte Duras

Et puis, il faut se le dire, en plus de la période particulièrement isolante que nous vivons, entre deux confinements anti-covid, je ne me suis jamais sentie aussi libre de m’exprimer avec sérénité que lors de mes nombreux monologues sur les diverses blogs que j’ai eu.

Il faut dire que je cumule dans ma vie les états compromettant mon expression:

Je suis une femme, régulièrement coupée dans mes propos par des hommes, même lorsque je parle de mon domaine d’expertise et rapidement catégorisée « hystérique » (je parlerai plus tard de l’horrible étymologie de ce mot qui mérite bien quelques mots).

Je suis une ainée de famille élevée par une mère qui a passé sa vie à ne pas dire les choses qu’elle pense, à dire ce qu’on veut qu’elle dise.

Je suis une « fille des cités », dont les origines sociales véhiculent trop souvent des clichés avant même que je ne commence à exister dans l’esprit des autres par mes propres propos et mon individualité.

Je suis une future sage-femme, légalement une profession médicale mais socialement des groupes de femmes, anciennement appelées « sorcières », qui s’occupent de femmes et tous les jours les hiérarchies hospitalières et académiques nous rappellent que c’est suffisant pour se faire dévaloriser dès que possible.


Mais malgré tout ça, j’ai des choses à dire, j’ai un besoin de dire, un besoin d’enfin accepter l’hyperexcitabilité de ce cerveau si longtemps réprimé et détesté, alors me voilà.

Au programme: médecine et santé mentale, féminisme, écologie, précarité et autres trémulations cérébrales entre quelques pages de journal intime.

Bienvenu dans ce que j’espère être un espace d’échange tant désiré de mon côté.

Publié par Noor

Jeune Femme, Banlieusarde-Bohémienne, Sage-Femme en cours de construction.

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